Les îles Comores.png

Anjouan - Ndzuani 

Drapeau-Comores_240-gif.gif

Les îles Comores un patrimoine naturel exceptionnel  

La biodiversité des Comores est riche, et intéressante du fait de l'insularité. 

On distingue divers écosystèmes :

récifs coralliens, forêts sèches littorales, mangroves, forêts humides, savanes d'altitude...

Logo-UNESCO_edited.png

Ecosystèmes Marins de l'Archipel des Comores

 

Situé dans l'Océan Indien et le nord du Canal de Mozambique, les eaux qui baignent l'archipel des Comores se caractérisent par une diversité de faciès (rocheux, sableux, vaseux) et de profondeurs (de zéro à plusieurs milliers de mètres) qui ont permis l'implantation, la diversification et le développement d'espèces et d'écosystèmes marins complexes et originaux.

L'activité volcanique ininterrompue, depuis environ dix millions d'années, entraîne des interactions orogenèse-érosion dont le suivi permettra de mieux comprendre la mise en place de nombreux archipels volcaniques plus anciens (Hawaii). Ces processus géologiques sont complétés par une activité biologique d'édification de récifs qui contribuent à la géomorphologie des lignes de rivage. L'archipel des Comores présente une succession des différents stades d'évolution de la relation volcan-récif, telle que décrite dans leurs travaux fondamentaux par les fondateurs de la biologie évolutive, Wallace et Darwin (récif frangeant, récif barrière, lagon, subsidence, etc.).

2f3e88db473eb8c108572e626592f8e6
tortue-marin-itsamia-tourisme-comores-95
ecbeed6d01b528133f2f800f97300c3a
plongee-font-marin-tourisme-aux-comores-
clacanthe-tourisme-comores-1668x1042
coraux
Le coelacanthe, emblème des Comores
Oplurus 2 (1)
Roussette
Heteropsis narcissu comorensis
founingo des comores
genette
ylang-ylang-parfun-tourisme-aux-comores-
maki-tourisme-aux-comores-copie-2000x125
faune-flore-tourisme-aux-comores-1336x83
plage-mayotte-tourisme-aux-comores-2000x
plage-tourisme-aux-comores-2-1024x640

Centre d'échange d'Informations sur la Biodiversité des Comores

Convention

 

La Convention sur la diversité biologique est une des deux conventions signée au Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992; l'autre convention étant la Convention sur les Changements Climatiques.

La Convention sur la diversité biologique constitue un engagement historique : c'est le premier traité conclu au niveau mondial qui aborde de façon tous les aspects de la diversité biologique, c'est à dire non seulement la protection des espèces mais également celle les écosystèmes et du patrimoine génétique, ainsi que l'utilisation durable des ressources naturelles.

Enfin, la Convention est aussi la première à reconnaître que la conservation de la diversité biologique est "une préoccupation commune à l'humanité" et fait partie intégrante d'un développement socio-économique durable.

 HISTOIRE DES COMORES :   Les Archive du Dr Ahmed Ouledi par HaYba FM

1/6

Quelques repères de la présence anglaise, américaine et Allemande aux Comores

Le XIXe siècle est marqué par l’entrée sur la scène politique de l’archipel des puissances occidentales, et particulièrement de la France qui s’installe à Mayotte puis à Anjouan, Mohéli et Grande Comores.

L’entrée en scène de l’Angleterre se fait avec l’arrivée à Anjouan, en 1844, du dénommé William Sunley en provenance de Maurice. Quelques temps après son installation, Sunley réussit à se faire concédait par le sultan Salim, plusieurs hectares de terrains situés dans la région de Pomoni.

Cette concession était formalisée en1853, date à partir de laquelle ce dernier devrait payer au sultan une redevance annuelle d’une valeur symbolique évaluée à 200 piastres.

William Sunley agissait en étroite collaboration avec Josiah Napier, originaire d’Ecosse.

Il réussit à nommer ce dernier consul anglais à Anjouan.

Sunley était très mêlé aux luttes de pouvoir à Anjouan en prenant souvent partie aux opposants locaux.

Le 8 novembre 1844, il réussit à obtenir la signature d’un traité anglo-anjouanais.

En septembre 1850, Josiah Napier tombe malade puis évacué d’urgence à Zanzibar où il décède.

C’est William Sunley qui devient consul anglais à Anjouan. Tout en exploitant les terrains acquis, il œuvrera pour la suppression en dans l’archipel de la traite des esclaves. Il bénéficiera de l’appui d’Abdallah III, fils aîné du sultan Salim, succédant à son père. Eduqué à Port-Louis (Maurice),

Abdallah III s’exprime couramment en anglais.

En Février 1861, l’ile d’Anjouan reçoit la visite d’un petit bateau anglais « Pioneer » à bord duquel se trouvent David Livingstone, illustre explorateur, Charles Livingstone, son frère, Mac-Kenzie, un évêque anglican, et deux médecins.

Les échanges allaient en s’amplifiant au point qu’en 1863 des sultans originaires d’Anjouan, dont Aboudou fils du sultan Allaoui II d’Anjouan, se rendent à Londres via Paris. Ils sont les premiers Comoriens connus à fouler le sol anglais.

La consécration de cette présence s’est faite en octobre 1871 avec la signature d’un accord entre le sultan Abdallah et le Dr Wilson concédant à ce dernier le cirque de Patsy pour une durée de 30 ans.

Cette concession faite à Wilson Sunley était réalisée au détriment des villageois de Patsy, Kondroni et Bazimini sans que ces derniers soient indemnisés.

William Sunley étend son influence à Mohéli en signant avec Lambert un acte concédant la gestion et les revenus de l’exploitation de l’usine de sucre de Mohéli.

Sunley réussit le 10 octobre 1882, à obtenir la signature par le sultan Abdallah et Fréderic Holmwood, consul d’Angleterre aux îles Comores, d’un traité qui stipule que les esclaves d’Anjouan doivent être affranchies dans un délai de 7 ans et n’excédant pas le 4 août 1889.

Les américains mettent leurs pieds pour la première fois aux Comores en septembre 1871, lorsque débarque sur l’ile d’Anjouan le Dr Benjamin Franklin Wilson, médecin chirurgien américain exerçant sur des navires de pêche.

Tout comme William Sunley, le Dr Wilson va s’activer pour imposer une présence américaine aux Comores. Le 4 octobre 1879, il réussit à obtenir la signature par le sultan Abdallah et Shuffeldt, commandant de la frégate américaine « Ticonderoga », d’un traité de commerce et d’amitié entre Anjouan et les Etats-Unis.

La présence allemande a été plus discrète et éphémère. Elle s’est manifesté en juillet en 1884 avec l’établissement de contact entre Gerhardt Rohlfs, consul allemand de Zanzibar, et les sultans Hachim ben Mwinyi M’kuu et Alaoui Mohamed el Masela d’Anjouan. Vers la fin de 1885, Aurel Schulz, un voyageur allemand visite la Grande-Comore et noue des relations avec le sultan Hachim ben Mwinyi M’kuu.

En mars 1886, le sultan Aloui Mohamed, allié de Hachim ben Mwinyi Mkuu se rend à Zanzibar via Nossy-Bé. Malgré l’hostilité de Said Bargash, sultan de Zanzibar, à son égard, le sultan Aloui entre en contact avec le Dr Karl Wilhelm Shmidt représentant de la Compagnie allemande de l’Afrique Orientale et ancien représentant de l’Allemagne à la commission internationale chargée de la délimitation des états du sultan de Zanzibar.

Il lui indique que Hachim désire placer la Grande Comore sous protectorat allemand et échapper au protectorat français.

En juin 1886, l’Allemand Karl Wilhelm Schmidt se rend à Chindini (Grande Comore) via le Mozambique et Mohéli.

 

Il rencontre Hachim ben Mwinyi Mkuu et, ils arborent ensemble le pavillon allemand dans le MBadjini. Le sultan Said Ali et les représentants de la France protestent et somment l’Allemand de quitter l’île. Pour contrer les visées allemandes, la France accélère le processus de mise sous emprise de l’archipel en faisant approuvés et ratifiés, le 24 juin 1886, par décret du président français Jules Grévy, les Traités établissant les protectorats de l’archipel.

Ainsi dès le lendemain 25 juin 1886, la France notifie aux puissances présentes à la Conférence de Berlin son protectorat sur les Comores. Le 30 juin 1886, ’Allemand Karl Wilhelm Shmidt se fourvoie et rejoint Moroni pour s’embarquer pour Zanzibar. L’épisode de la présence allemande aux Comores s’arrêtera nette par son départ.

1) Carte présentant la région Afrique-Océan Indien, 1860

2) Vue de Mutsamudu, Dessin de Lebreton, 1855

3) Le sultan Abdallah III d’Anjouan

4) Sucrerie de Pomoni

5) Séchages des bagasses

6) Les frères Lambert ayant concédé à Sunley l’exploitation de l’usine de sucre de Mohéli

HaYba FM la Radio Moronienne du Monde

Documentaire Comores